Société

À Nice, une lycéenne revient sur la mobilisation et veut poursuivre le mouvement

Antoine Rousseau 2 min de lecture
À Nice, une lycéenne revient sur la mobilisation et veut poursuivre le mouvement

Après la mobilisation du samedi 17 octobre, Léna Le Garrec veut continuer à manifester. Élève de terminale au lycée Estienne d’Orves à Nice, elle estime que les revendications des jeunes ne sont pas entendues. Dans un entretien recueilli le 21 octobre et rapporté par france3-regions.franceinfo.fr, elle dit envisager de participer à une manifestation ce samedi 24 octobre, si celle-ci a bien lieu à Nice.

Des conditions d’apprentissage au coût de la vie

Le mouvement lycéen a commencé le lundi 28 septembre. Les jeunes dénoncent leurs conditions d’enseignement et des difficultés propres à leurs établissements, notamment l’accès aux sanitaires ou la climatisation. Les blocages se sont poursuivis jusqu’aux vacances, qui ont débuté cette semaine, alors que la situation semblait s’apaiser dans la majorité des établissements des Alpes-Maritimes.

Pour Léna Le Garrec, la mobilisation générale du 17 octobre prolonge ces blocages et permet de réunir plusieurs contestations. Présente dans la rue pour défendre l’éducation, elle explique aussi avoir manifesté contre la hausse du coût de la vie, notamment de l’essence et des produits alimentaires.

Une volonté de poursuivre la mobilisation

La lycéenne condamne les casses et les pillages du 17 octobre, qu’elle juge inutiles à la défense des revendications. Elle insiste toutefois sur la distinction entre les manifestants et les casseurs. À Nice, elle décrit un cortège ayant déambulé dès 14 heures, avec de la musique et des pancartes, jusqu’à tard dans l’après-midi. Quinze commerces ont été vandalisés au cours de ce week-end de mobilisation.

Elle reproche aux médias et au gouvernement de concentrer leur attention sur les violences plutôt que sur les demandes des manifestants. Ce sentiment de ne pas être entendue la pousse à vouloir poursuivre le mouvement pour obtenir des réponses concrètes. Elle défend également le rôle des réseaux sociaux, qu’elle considère comme un outil pour s’informer, se rapprocher et organiser les mobilisations.

Source : france3-regions.franceinfo.fr

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