Les étudiants niçois ne présenteront pas de position commune pour la manifestation prévue ce samedi 24 octobre, à l’appel d’un groupement de gilets jaunes. Après les dégradations commises samedi 17 octobre sur l’avenue Jean-Médecin, les deux syndicats étudiants engagés dans le mouvement divergent sur la suite à donner à la mobilisation.
La Face 06 n’appelle pas à participer au rendez-vous de samedi. Son président, Audrain Roux, explique vouloir éviter de mettre les adhérents en danger après les événements survenus lors de la précédente manifestation. Le syndicat dénonce les dégradations, estimant qu’elles ont brouillé les revendications portées par les manifestants pacifistes.
Le Front populaire étudiant adopte une autre position. Sa coprésidente, Sacha Drogoul, indique que des membres iront à la manifestation, mais à titre individuel et non au nom du syndicat.
Une pause de quinze jours sur les campus
Une assemblée générale a voté lundi une pause pédagogique de quinze jours. Cette période doit permettre aux étudiants de se rendre sur les campus, de recueillir les attentes et de décider ensuite, lors d’une nouvelle assemblée générale, de la poursuite du mouvement.
Les revendications restent centrées sur les conditions de vie étudiante. Parmi les sujets évoqués figurent l’accès aux repas à un euro dans les restaurants universitaires et les aides personnalisées au logement. Un étudiant du campus de Valrose témoigne aussi de tensions lors de blocages ayant empêché certains étudiants d’aller en cours.
De son côté, la CGT Educ Action appelle à poursuivre et amplifier la mobilisation, avec une date fixée au 5 novembre pour un retour dans la rue.
Source : ici.fr



