Nice : des aides aux commerçants après les pillages, la sécurité renforcée samedi
Une vingtaine d’établissements ont été vandalisés et pillés à Nice le week-end dernier. À la veille des rassemblements annoncés pour ce samedi 24 octobre, leurs propriétaires et leurs salariés restent très inquiets. Réunis jeudi matin par le maire Éric Ciotti, les professionnels ont obtenu des engagements financiers pour protéger leurs magasins et soutenir leur activité, rapporte france3-regions.franceinfo.fr.
Jusqu’à 5 000 euros pour sécuriser un commerce
La Ville a annoncé une aide pouvant atteindre 5 000 euros par commerce pour financer des mesures de sécurité. Elle pourra concerner le recours à la sécurité privée ou l’installation de protections des vitrines.
Éric Ciotti a également indiqué qu’un fonds d’indemnisation pour les pertes de chiffre d’affaires avait déjà été engagé. Certains commerces ont décidé de fermer, renonçant ainsi aux recettes d’un samedi. Le dispositif doit être mis en place avec l’aide de la Métropole Nice Côte d’Azur et organisé par la Chambre de commerce et d’industrie.
Ces annonces sont bien accueillies, mais elles ne dissipent pas les craintes. Marc Chrzanosvski, du Groupement des Hôtelleries & Restaurations de France, souligne que les aides financières ne suffisent pas à rassurer les professionnels face à la situation en France.
Des rassemblements interdits dans le centre-ville
Le préfet a décidé d’interdire les manifestations et les rassemblements dans le centre-ville de Nice. Pour samedi, 450 policiers, CRS et gendarmes sont annoncés à Nice. La police municipale mobilisera de son côté 280 agents sur le terrain, contre 80 samedi dernier.
Le maire estime que certains participants pourraient malgré tout braver l’interdiction. Il présente cette mesure comme un moyen de donner aux policiers des outils juridiques supplémentaires pour intervenir rapidement.
Juliette Chesnel-Leroux, présidente du groupe des élus de Gauche et Écologistes à la Ville, salue les aides financières et la prise en compte de sa demande de guichet unique pour les commerçants. Elle conteste en revanche l’interdiction de manifester.
Source : france3-regions.franceinfo.fr



