Nice : la gauche dénonce les propos d’Éric Ciotti après les violences
La confrontation politique s’intensifie à Nice après les violences survenues lors du mouvement social du week-end des 17 et 18 octobre. Lundi 19 octobre, Éric Ciotti s’est exprimé devant une centaine d’administrés, sur le fronton de l’hôtel de Ville.
Le maire de Nice a salué l’action des forces de l’ordre, qu’il a jugées « exemplaires ». Il a aussi mis en cause « la responsabilité de l’extrême gauche » dans les violences, évoquant des « tentatives d’insurrection » et une « intifada française ». Dans son discours, il a également affirmé que, sans les forces de l’ordre, la ville serait « aux mains des factieux de M. Mélenchon ».
Unis pour Nice dénonce un discours « indigne »
Le groupe municipal d’opposition Unis pour Nice, qui rassemble le Parti socialiste, le Parti communiste et les Écologistes, a réagi rapidement. Tout en condamnant les violences et les dégradations, ses élus contestent l’accusation visant l’extrême gauche, qu’ils qualifient de « ridicule, inefficace et fausse ».
Pour le groupe, le rassemblement organisé à l’initiative de l’Association des maires de France devait appeler à la concorde et à la protection de la République. Les élus estiment au contraire qu’Éric Ciotti « ne fait qu’attiser la haine ».
Ils regrettent aussi que le discours n’ait pas évoqué les revendications des lycéennes et des lycéens, ni comporté de propos adressés aux jeunes, présentés comme les moteurs du rassemblement.
Les responsabilités politiques dans les violences font l’objet de prises de position nationales. Emmanuel Macron a dénoncé dimanche soir « des factieux issus de groupuscules d’ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants ». Ce mardi, Manuel Bompard a annoncé vouloir saisir la Cour de justice de la République contre le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Source : actu.fr



