Violences à Nice : ce que recouvre la fermeté judiciaire après le 17 octobre
À Nice, la réponse judiciaire aux violences du week-end du 17 octobre passe par des présentations systématiques au parquet et, dans une très large majorité des dossiers, par des demandes de détention provisoire. Le procureur de la République, Damien Martinelli, défend cette ligne de fermeté tout en affirmant adapter la réponse à chaque situation, rapporte france3-regions.franceinfo.fr.
Lors des violences qui ont accompagné ou suivi la manifestation contre la vie chère, 114 personnes ont été interpellées à Nice. Parmi elles, 110 ont été placées en garde à vue. Les premières audiences ont commencé lundi 19 octobre : 22 comparutions immédiates ont eu lieu au tribunal correctionnel, puis 11 le lendemain.
Une présentation à la justice, mais des réponses individualisées
La politique annoncée consiste à présenter systématiquement les personnes concernées à la justice, en comparution immédiate ou devant les juridictions pour mineurs. Elle vise notamment les dégradations, les violences contre les personnes dépositaires de l’autorité publique, les vols et les recels de vols.
Le parquet justifie ses demandes de détention provisoire par la gravité des faits reprochés. Cela ne signifie toutefois pas une demande de détention dans chaque dossier : des placements sous contrôle judiciaire ont aussi été requis pour certaines situations particulières, notamment des personnes sous tutelle ou souffrant de troubles psychiatriques.
Le procureur distingue cette réponse pénale du fait de manifester ou d’exprimer des revendications. Il indique également ne pas avoir identifié de profils liés à une idéologie particulière parmi les personnes interpellées, mais décrit de nombreux comportements opportunistes, notamment lors de vols dans les magasins.
De premières peines de prison ferme
À l’issue des premières comparutions immédiates, quatre adultes ont été condamnés à de la prison ferme avec mandat de dépôt. Deux jeunes majeurs de 18 et 19 ans, interpellés lors de pillages de magasins, ont reçu six mois ferme. Un homme interpellé lors de l’attaque d’un commissariat a été condamné à un an ferme.
Parmi les six prévenus ayant demandé un délai pour préparer leur défense, trois ont été placés en détention provisoire et trois sous contrôle judiciaire. Une personne a été relaxée. Sur les 56 mineurs interpellés, 22 ont été présentés aux juridictions pour mineurs. Les deux plus jeunes ont 12 ans. Les défèrements et les comparutions immédiates se poursuivent cette semaine.
Source : france3-regions.franceinfo.fr
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