Économie

À Nice, les industries créatives cherchent de nouveaux financements

Antoine Rousseau 2 min de lecture
À Nice, les industries créatives cherchent de nouveaux financements

À Nice, les professionnels des industries culturelles et créatives cherchent à diversifier leurs ressources. Réunis la semaine dernière au 109 à l’occasion d’une table ronde organisée par Soniceboost, ils ont abordé le financement des projets, la place du public et l’avenir du site des anciens abattoirs.

Le poids économique de la filière est important en Région Sud, avec 49.000 emplois directs et 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Mais la baisse des moyens publics pousse les acteurs à repenser leur modèle. La Ville de Nice veut notamment rapprocher écoles, entreprises, acteurs publics et privés, tout en encourageant les expérimentations.

Mécénat, Europe et coopérations

Les structures locales combinent plusieurs leviers. David Mascarel, du studio Verokio, cite le budget du 109 et le soutien de la Région pour une exposition, mais aussi la recherche de mécènes, de sponsors, de prix et de subventions.

Les programmes européens représentent une autre piste, à condition de bâtir des coopérations entre pays et des projets destinés à circuler dans plusieurs territoires européens. Le programme Europe créative, doté de 2,44 milliards d’euros pour 2021-2027, s’appuie sur les volets culture, média et transsectoriel. Verokio a renoncé à déposer un dossier faute de temps, tandis que Panda Events a développé des collaborations transfrontalières, notamment en Italie, rapporte tribuca.net.

Des modèles hybrides pour les festivals

La question du prix des entrées reste centrale. Panda Events, organisateur notamment des Plages Électroniques, observe que la qualité de la proposition artistique pèse davantage que la gratuité. Au Play Azur, une hausse des tarifs en 2024 n’a pas empêché la fréquentation de progresser, mais les billets de deux jours ont moins été achetés.

Son président, Bastien Vergoni, envisage des formules freemium et premium ainsi qu’une diffusion en direct sur Twitch. Dans la photographie, L’Image Satellite fonctionne avec un peu moins de 50 % de subventions et l’appui de nombreux bénévoles. Les participants plaident pour des modèles hybrides, la mutualisation des coûts et le croisement des publics.

La réflexion porte aussi sur les 18.000 m² du 109. Des pistes comme une restauration permanente, des espaces pour les enfants ou des équipements sportifs ont été évoquées, tandis que les écoles et les jeunes demandent à participer aux échanges sur l’évolution du pôle de cultures contemporaines.

Source : tribuca.net

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