Vie locale

Jeu vidéo à Nice : l’EVO comme levier pour créer des studios locaux

Antoine Rousseau 2 min de lecture
Jeu vidéo à Nice : l’EVO comme levier pour créer des studios locaux

Depuis vendredi et jusqu’à dimanche, l’EVO France réunit à Nice 5.000 personnes représentant 90 nationalités. Cette deuxième édition niçoise du tournoi de jeux de combat place la ville sous les projecteurs de l’esport international. Mais, au-delà de la compétition, les acteurs locaux veulent utiliser cet événement pour développer une filière du jeu vidéo sur le territoire.

Selon tribuca.net, une table ronde organisée vendredi matin au Palais des Expositions a réuni les professionnels autour des liens entre formation, création de jeux et compétitions internationales. La stratégie avancée s’appuie sur les écoles spécialisées, des rendez-vous comme l’EVO ou le LEC, ainsi que sur la création d’entreprises.

Un incubateur envisagé

La Métropole prévoit de travailler sur un incubateur destiné à accompagner la création de jeux vidéo et de startups liées à l’esport. Elle souhaite aussi attirer des fonds d’investissement spécialisés et développer des rencontres entre éditeurs, concepteurs, producteurs et distributeurs.

Le territoire dispose toutefois encore de peu d’entreprises du secteur. Pour Laurent Cluzel, directeur de l’ISART Digital Nice, l’enjeu consiste désormais à renforcer le lien entre les formations et les compétitions. Thomas Demachy, de l’association GameSud, estime de son côté que le développement de petites structures locales est préférable à l’attente de l’arrivée d’un grand studio.

Ces futurs créateurs devront être accompagnés sur la gestion, le financement, la propriété intellectuelle et la commercialisation, en plus de la programmation ou du graphisme. L’objectif est aussi d’offrir des perspectives aux diplômés qui souhaitent rester sur la Côte d’Azur.

Une visibilité à transformer en activité durable

L’EVO reste une vitrine importante. Lors des échanges, les chiffres de l’édition 2025 ont fait état de 1,4 million de spectateurs uniques en ligne et de 50 % de visiteurs étrangers. Des retombées sont attendues pour l’hôtellerie et les commerces niçois.

Cette exposition ne garantit cependant pas un modèle économique durable. Le secteur de l’esport dépend fortement du sponsoring, tandis que les droits de diffusion y occupent une place limitée. Nice doit donc attirer les grands événements tout en faisant émerger des studios capables de s’inscrire dans la durée.

Source : tribuca.net

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