À Nice, Alpha Rise revendique une aide aux commerces, le préfet dément tout soutien policier
Alpha Rise, un collectif qui propose de protéger les commerçants, est au cœur d’une polémique après les affrontements du samedi 24 octobre à Nice. Un participant a revendiqué sur Instagram le soutien de plusieurs forces de police. Le préfet des Alpes-Maritimes dément toute protection de ces groupes.
Le collectif a annulé son intervention pour la manifestation d’hier, samedi 31 octobre, officiellement pour ne pas mettre ses membres en danger. Aucun magasin n’a été pillé ou attaqué à Nice lors de cette mobilisation, qui n’a connu aucun débordement majeur. Treize personnes ont été interpellées après sa dispersion.
Une présence gratuite, organisée sur Telegram
À l’origine d’Alpha Rise figure Charlie Mombert, un influenceur de Montpellier adepte de fitness. Le réseau propose gratuitement une présence de volontaires auprès des commerçants qui la demandent. Sa coordination passe par Telegram. Près de 66 villes auraient rejoint le collectif.
Sur son site, Alpha Rise affiche des principes de non-violence et demande aux participants de venir à plusieurs, les mains vides et en tenue de tous les jours. Son administrateur niçois présente le groupe comme apolitique. Il reconnaît des maladresses et explique que les organisateurs ont été débordés, tout en assurant qu’aucune violence n’avait été envisagée.
Des liens revendiqués, contestés par la préfecture
Dans une vidéo Instagram ensuite supprimée, un participant affirmait avoir prévenu la police municipale et reçu, avec d’autres, un important soutien des forces de l’ordre. Il présentait aussi le collectif comme complémentaire de leur action.
Le préfet oppose une autre lecture des événements du 24 octobre : environ cent individus, pour la plupart cagoulés, avaient été repérés au nord du centre-ville. Selon lui, ce groupe, venu avec l’objectif affiché de protéger les commerces, a surtout cherché l’affrontement avec les manifestants. Il dément que la police ait protégé ces groupes.
Trois personnes ont été légèrement blessées et onze personnes liées à ces groupes supposés d’ultradroite ont été interpellées ce jour-là.



